PPLC : Pourquoi Pas Lisboètes Carrément

— 5/01/2014-5/02/2014 — Tournicoti Tournicota —

Un tour de calendrier se fait, sat(o)urne!!! Je n’irai pas à dire que je suis sur une autre planète, mais je me sens ailleurs, la tête en l’air jusqu’à m’en faire tourner la tête…Quel manège vertigineux, tout en restant terre à terre. Terre qui a connu ses tremblements.

Au premier coup d’œil, on peut remarquer les failles de son sol. Et si l’on se fait encore plus observateur (trice), on peut noter, d’un côté, des « bairros » faits de ruelles tortueuses, tel que l’Alfama, berceau du Fado ; et de l’autre, du côté de la Baixa, se croisent des rues larges toutes parallèles et perpendiculaires entre elles, rendant plus facile son orientation. [Rien n’est laissé au hasard, reconstruire se programme.]

Si l’on rase les murs, on pourrait s’écorcher à ses faïences, présentes jusqu’aux chiottes. Que de failles, que de mozaïques, quels ornements !

Continuant la ballade, « les yeux ouverts à l’inconnu », on peut y apprécier le calme ambiant. Regarder et…entendre, voire écouter. Ecouter le tramway brinquebalant, le roucoucou des pigeons, le fado et le crépitement des denrées sur le feu s’échappant des maisons lisboètes donnant ainsi un peu de leur chez eux nous faisant nous sentir un peu chez nous, …la rue fait partie de l’école de la vie.

Ces errances visuel mais aussi sonore sont, pour moi, très joliment traitées par le film « Lisbonne Story » (également trouvé par errance, si vous voyez le mot clé…) de Wim Wenders. Pour faire court, Philipp, un ingénieur du son, part rejoindre un ami cinéaste qui l’appelle au secours. Celui-ci est introuvable, et a laissé un film inachevé. Philipp décide alors de remettre du son sur les images muettes…Fiction, action !

Eh oui, durant nos moments au clube, on a pu le temps de quelques heures s’approprier le micro, et donner du volume à tout ce qui nous entoure. Quel tintamarre, mais pas de ras le bol ! Super activité, qui nous a permis de réapprendre à écouter, et de se recentrer sur nos sens.

Les moments au Clube, c’est aussi en savoir encore plus de ce que l’on a vu pendant le weekend « cémeasque » à propos de Lisbonne, le Portugal et, ce qui fait sa particularité. Apprendre les bases du portugais d’une manière ludique, et la grammaire qui radote certes, mais on ne peut la changer ! La canne est toujours présente car tout cela se fait dans une ambiance où la bonne humeur est au rendez-vous. Apprendre à mieux se connaître aussi, et se rendre compte de la dimension « coolective » de l’aventure.

D’un point de vue moins court termiste, on a pu connaître nos structures associatives, aiguiser nos projets respectifs et donc, en savoir davantage sur ce que sera le noyau de notre escapade « léonardienne ».

Et quand je dis nos moments Clube, je fais référence à l’équipe plus que le lieu, car on n’est pas resté dans une boîte, à sardines ! On a aussi crapahuté vers de nouvelles découvertes, qui se sont avérées grandes. L’époque n’est pas terminée, à l’abordaage !

Sur ce, une citation de Pessõa, très célèbre écrivain portugais, qui a écrit dans le livre de L’intranquillité : ” La vie est ce que nous en faisons. Le voyage ce sont les voyageurs eux-mêmes. Ce que nous voyons n’est pas fait de ce que nous voyons mais de ce que nous sommes ».

« Abre os olhos » (ouvrez les yeux), et sachons être à l’affût de ce « petit pays » au grand cœur.

CURIOSITE.

Sophie, une « léonardette » française à Lisbonne.

Un lien qui le vaut bien –> http://www.youtube.com/watch?v=pXcCnsKgMd4

 

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s