Pour fêter la fin de la colloc’

Planisferio

ImageIl est des jours aussi surprenants soient-ils où l’on se réveille heureux, non pas heureux comme on peut l’être après avoir bien mangé, une satisfaction au travail, ou l’annonce d’un voyage.

Heureux simplement et sans raison, heureux d’être là, sensation de plénitude furtive, qui nous pousse à poser nos pieds sur terre le plus rapidement possible de peur de s’envoler sous cette sensation de légèreté.

Mais attention ce n’est pas parce que notre pied semble plus léger, que l’on est tout d’un coup incapable de marcher, au contraire, c’est un vent léger, une tranquille petite brise qui nous pousse et nous fait croire que nous pouvons construire, inventer, créer et partager grâce à ces choses pleines de doigts qui ont poussées au bout de nos bras.

Ça n’a pas particulièrement de sens, et encore moins de logique, mais il y a cette lueur. Cette lueur que l’on aperçoit enfin dans les yeux des autres, on les voit rêver comme des enfants, mais ils ont dans leurs mains une force d’adulte et dans leurs voix et dans leurs timbres on sent qu’ils ont trouvés l’échelle. Cette foutue échelle qui pourrait nous permettre d’aller chercher là haut sur la lune les rêves qu’on a eu la connerie de déposer enfant et qui nous sont devenus inaccessibles en grandissant. Alors il te semble possible que cette échelle arrive un jour jusqu’à toi, une main tendue, une paire d’ailes et on décolle. C’est si facile de partager lorsque l’on vous invite vous même dans l’aventure.

De passage sur un navire, celui de nos songes éveillés. Un navire qui a oublié de chercher des solutions à ces nombreuses questions se bousculant dans nos cerveaux encombrés. Une affirmation à la place, « la beauté est partout », c’est niais, c’est risible ainsi affirmé, et puis ça prends du poids comme une vérité, cela s’affirme et vous voilà décidé.

Et puis la journée s’achève, doucement tranquillement, vos mains sont vides ou pleines, elle papillonnent s’agitent, autour du reste inutile de votre corps, votre bouche s’élargit en un sourire idiot, et c’est le silence qui vous réconforte, les questions sont encore en partis effacées pour quelques heures, on s’en souviendra après, ou ne s’en souviendra pas, mais reste l’espoir, la boîte pandore s’est refermée à temps, et il nous reste le temps, le temps d’y croire.  

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